L'ACTUALITÉ EN PYRÉNÉES-ATLANTIQUES

TÉLÉVISION. Une équipe de l'émission « Des Racines et des ailes » vient de tourner en Barétous un reportage sur les plus fameux moustachus de la vallée. Diffusion le 2 octobre 2002

Sur les traces des mousquetaires

Lucile et Xavier, de l'agen­ce Galaxie Presse retien­dront  deux choses de leur périple en Barétous :

 

1.Le Béarn est pluvieux en sep­tembre.

2.Porthos existe encore, en la personne de Pierre Bouil­lon, éminent représentant de la Confrérie des mousquetaires, et réincarnation authentifiée du bretteur gastronome. Accessoirement, ils auront aussi appris que le trio aux fières bacchantes ne fut pas seulement le fruit de l'imagination foison­nante de Dumas.

 

Ces fins fleurettistes ont existé. En Barétous notamment. C'est précisément la raison de leur vi­site. «Des Racines et des ailes » nous a contactés pour un sujet sur les mousquetaires dans la ca­dre du bicentenaire de la nais­sance d'Alexandre Dumas », ex­plique Lucile Bélanger. « L'idée étant de présenter des gens qui s'y intéressent et qui seraient en mesure de les faire revivre. »

La route qui mène à la ver­doyante vallée du Barétous s'ou­vre naturellement. Lucile prend contact avec l'association des Amis d'Alexandre Dumas.

Qui la cornaque illico sur la Confrérie des mousquetaires. « Au début, je me disais que, dans le Sud-ouest, il devait forcément y avoir une fê­te dédiée aux mousquetaires. Étrangement, il n'y en a pas. Mais heureusement, il y a la confré­rie. »

Pierre Casabonne, maire d'Arette, croit à un gag. Puis se rend à l'évidence. Une équipe de journalistes arrive.

II va falloir la guider, l'accompagner, et dé­chiffrer pour elle les traces mys­térieuses mais non moins au­thentiques laissées par les mousquetaires en Barétous.

 

Périple. Mercredi, ils étaient dans le Gers, à Lupiac, où vécut Charles de Batz-Castelmore, dont Dumas s'est inspiré pour le per­sonnage de d'Artagnan.

Jeudi, au lendemain, d'un fru­gal dîner avec la Confrérie, direc­tion le Barétous pour un jeu de pistes où prennent soudaine­ment corps ces héros que beau­coup imaginent fictifs. En avant pour le château de Troisvilles, de­meure de Monsieur de Tréville. Né à Oloron, capitaine des mous­quetaires. Passage éclair à Ara­mits la bien nommée, dont Hen­ri d'Aramitz fut l'abbé laïque. Et enfin, arrêt au château de Lanne, que la légende désigne comme la demeure d'Isaac de Portau, dont Dumas fera Porthos.

 

Un périple initiatique où l'équipe a pu faire le plein d'in­terviewes et de croustillantes anecdotes. « Pierre (Bouillon) et Pierre (Casabonne) sont en tout point de vue d'excellents guides. Et ils connaissent parfaitement leur sujet. L'intérêt ici, c'est que l'on a pu marcher sur les traces des vrais mousquetaires. »

 

Pierre Casabonne, lui, veut croire que la diffusion du repor­tage servira la cause pour la­quelle il se bat depuis plus de dix ans : la valorisation touristique du Barétous par le prisme des mousquetaires. Il songe notam­ment à ce projet de musée en attente faute de financements, de­puis des lustres. « J'espère que ça permettra de faire comprendre à certains, les collectivités notam­ment, qu'il y a une réelle carte à jouer en terme de tourisme. Les mousquetaires alimentent un mythe éminemment sympathi­que et universel. Si le reportage pouvait enclencher une dynami­que autour de ça, j'en serai ravi.»