Princes du Dakar et
Mousquetaires
Il y a loin des sables du désert aux vertes
collines du Barétous. Loin, aussi, des berges de
Une confrérie née il y a dix ans - comme le
temps passe ! - et qui fêtait donc, comme chaque fois - c’est-à-dire avec
chaleur et bonhomie – son onzième chapitre. Une Compagnie, créée pour prolonger
l’élan et l’esprit de la course Arette-
Fête du terroir
Pour la circonstance, les Chevaliers de la
brouette gourmande de Laàs - avec Jacques Pedehontaa -,
Tradition respectée, sur la scène dressée
salle polyvalente d'Arette où Jean-François Demange,
Pierre Casabonne et Pierre Bouillon, tunique écarlate
et verbe haut, accueillirent, dans les formes, et jusqu’à la dégustation du
fromage et de l’armagnac, les six impétrants.
L’occasion de saluer Rémy Pinos, “le
pyrénéen”, chef d’entreprise et sportif; Jean-Michel Prat, “Abdoui
dAgnos”, qui réalise ses rêves d’adolescent en
affrontant le désert; Anicet Garicoix, d’Alçay, champion de France des rallyes tout-terrain qui
aspire aujourd’hui à devenir pilote professionnel et qui en a, on l’a dit, tous
les moyens; David Castera, un autre passionné du
Dakar, héritier d’une longue tradition familiale...
“Une affaire d’hommes”
Vinrent Hubert Auriol puis Jean-Louis Schlesser dont les palmarès auraient
pu, à eux seuls, mériter tout un chapitre. Deux authentiques champions du sport
automobile qui apparurent tels qu’en eux-mêmes une carrière accomplie les a
forgés. Jean-Louis Schlesser, tout heureux de rendre
à “ceux qui nous suivent avec passion un peu de ce que nous éprouvons” Hubert
Auriol, aux côtés de complices de longue date – la famille Castera
- qui n’avait pas hésité à revenir dans ce pays où il n’a jamais participé -
c’était dans les années 80 - qu’aux 24 heures de Mauléon, mais qu’il connaît
bien. Pas assez, cependant pour avoir su qu’il fut le berceau des
Mousquetaires.
Mousquetaires
comme ceux auxquels il se référait du temps de son adolescence et dont il
retrouve l’esprit parmi bien des concurrents du Dakar. “Ce rallye, c’est
d’abord une affaire d’hommes; et les valeurs qui guident la plupart des
concurrents ne sont pas éloignées de celles de d’Artagnan, Athos, Porthos et Ararmis...” On sait aujourd’hui, du côté du Barétous,
qu’elles sont un viatique pour des aventures plus prosaïques que celles du
désert, quand bien même elles se conjuguent avec pompe et circonstances. Monaco-Biarritz et Paris-Pau, en
avion, pour le plaisir - et le plaisir seulement -de participer à une cérémonie
toute simple et de partager, le soir venu, du côté d Aramits, un repas et des
chansons.
Et à ce jeu, nous
dit-on,Hubert Auriol ne manqua pas de panache, donnant a la notion d’aubade
toute sa dimension, il était cinq heures du matin lorsqu’il abandonna ses
hôtes...