Arette, Novembre 1993
CONFRERIE des Mousquetaires :
Les Mousquetaires et le vélo
Le cinquième chapitre des
Mousquetaires de
Avec Duclos-Lassalle
et Darrigade comme présidents d’honneur.
Deux cent cinquante personnes ont assisté
samedi soir dans la salle des fêtes d’Arette à la soirée annuelle des
Mousquetaires de
Deux présidents de marque, figures régionales
de la petite reine; le pur Béarnais Gilbert Duclos-Lassalle
et celui que l’on appelait jadis, à son époque de gloire “le lévrier des
Landes”, André Darrigade, installé depuis prés de 25
ans à Biarritz. Tous deux, après avoir goûté du fromage de Barétous et bu un
verre d’Armagnac, ont juré fidélité aux Mousquetaires. Ont également été
intronisés d’autres coureurs cyclistes, des anciens et un tout jeune. Il s’agit
de Robert Cazala d’Orthez, Marcel Queheille
de Sauguis, Bernard Labourdette
de Lurbe, Bernard Bécaas de
Lasseube et Karim Souchon de Royan (33).
Les athlètes n’ont pas été oubliés puisque
trois coureurs ayant participé sept fois au prix Nelson Paillou
sont entrés dans
Une cérémonie qui a duré plus de deux heures
en comptant le spectacle. Les enfants d’Arette ont fait l’ouverture. Les femmes
et les jeunes filles du village ont interprété quelques danses. Le groupe Errejentak de Barétous s’est lancé dans des chants basques
et béarnais alors que Jacques Dupuy d’Oloron a chanté un morceau écrit en
hommage à Duclos (sur une musique du Mousquetaire Gérard Mercier). Au final,
ils étaient soixante sur scène. Une Confrérie qui poursuit plusieurs objectifs
comme le confirme son grand maître, Pierre Casabonne
“On essaie de faire la promotion du sport mais au delà, on défend aussi un
certain art de vivre, celui de notre région“.
“On organise ces manifestations pour animer
notre village et pour revitaliser le tissu associatif. Et puis, les
Mousquetaires étaient de chez nous, il ne faut pas l’oublier. Nous pensons que
le Béarn ne se sert pas assez de leur image pour sa promotion”. Par tradition,
qui n’est, celle-là, pas exclusive aux Béarnais, ce cinquième chapitre s’est
terminé autour d’une bonne table installée dans l’école d’Arette.
O.P