Arette, 7 Novembre 1992
Marcel Amont Mousquetaire
Le célèbre chanteur et quatre autres
hommes de qualité ont été intronisés samedi soir dans
la fameuse confrérie des Mousquetaires
du Barétous
Dans la bonne vallée d’Arette, en Barétous,
Les Trois Mousquetaires sont immortels. Non seulement
ils réapparaissent en chair en os -et en costume d’époque- depuis maintenant
quatre ans à l’initiative d’une confrérie chevaleresque, mais il leur arrive de
se manifester dans des chapitres réécrits de l’Histoire.
Certes
Alexandre Dumas -qu’on a identifié sous le masque de Jean Bordeu- s’il revenait
à Arette ces soirs-là reconnaîtrait ses enfants chéris sous les traits de
Pierre Bouillon, Pierre Casabonne, Bernard Gonzalès et Bernard Cabanus, avec
leurs voix de Béarnais bon teint et leur faconde gasconne, mais cependant pas
dans tous les épisodes présentés devant un public aussi nombreux qu’allègre. La
confrérie qui ne manque pas de talent avait imaginé nos quatre mousquetaires à
l’âge d’une retraite bien avancée que les événements de l’Histoire n’ont pas
autorisé puisque, on le sait, d’Artagnan et Aramits sont morts au combat, en
1673, sous les murs de... Maastricht.
Mais peu importe. L’essentiel, en la
circonstance était de rappeler, à travers la scène reconstituée sur le plateau
de la salle des fêtes d’Arette, les vertus de solidarité, l’enthousiasme, de
courage et de fidélité qui servent de fondement à l'esprit “ Mousquetaire ” tel
que Pierre Casabonne et ses amis souhaitent
l'entretenir et le développer dans les activités de leur confrérie créée pour
glorifier notamment les exploits des participants de la course pédestre Arette-La Pierre-Saint-Martin.
Cependant, qui dit confrérie dit
intronisation. En ce samedi soir de brume opiniâtre, les Mousquetaires appelèrent
dans leurs rangs quelques hommes de qualité, le plus illustre étant le chanteur
Marcel Amont qui fit une entrée remarquée dans la salle, précédé de Henri IV et
de Corisande Jean-Yves Esquerre
le danseur célèbre, retenu à San Francisco n’avait pu être là non plus, ainsi
que Nelson Paillou. Paul Ambille,
le peintre lui présenta un compliment spirituellement balancé. A quoi le
chanteur répondit par quelques vers non moins sentis en béarnais. Furent
également consacrés MM. Gérard Mercier, auteur de l’hymne des mousquetaires ( et Grand Ordonnateur Musical des cérémonies ), Jacques
Saunier, gérant d’Intermarché et Doux et Roussel,
deux coureurs émérites.
Tout ce rituel fut enrichi d’intermèdes de
chansons avec le groupe Errejentak d’essence
béarnaise mais chantant en basque, de danses, d’effets spéciaux, de vidéos et
de bonne humeur, le final donnant lieu à l’interprétation d’un vibrant “ Aqueros mountagnos ”.Marcel Amont
ne fut pas, on s’en doute, le dernier à y faire entendre sa voix familière.
J-M
G.